Nicolas Grosbois, Chinon

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Nicolas Grosbois, Chinon
Domaine GrosboisPrésentation du domaine par Nicolas GrosboisPropriété Familiale de 9 hectares, le vignoble Grosbois est situé au lieu dit « Le Pressoir » dans l'appellation Chinon au cœur du Val de Loire entre forêt et rivière. Nous nous situons en haut du coteau de Chinon, le domaine est une ancienne ferme fortifiée du 15ème siècle. No...
Domaine GrosboisPrésentation du domaine par Nicolas GrosboisPropriété Familiale de 9 hectares, le vignoble Grosbois est situé au lieu dit « Le Pressoir » dans l'appellation Chinon au cœur du Val de Loire entre forêt et rivière. Nous nous situons en haut du coteau de Chinon, le domaine est une ancienne ferme fortifiée du 15ème siècle. Notre chance réside dans le faite que le site n'a pas été remembré depuis le 15ème siècle. Il faut savoir qu'à cette époque la taille des parcelles étaient déterminées en fonction de la géologie, une partie plus argileuse au milieu du coteau était systématiquement séparée et entourée d'un mur pour adapter la culture au sol. Nous profitons donc d'un parcellaire varié, sur les neuf hectares de production nous comptons 13 parcelles différentes.Terroir et cépage :Différents sols modulent la personnalité des vins. Nous nous trouvons majoritairement sur une roche mère calcaire appelé Millarge ou Tuffau-Jaune. Les sols sont soit argilo calcaire soit argilo-siliceux, la profondeur varie de 30 cm à 1,5m en bas du coteau. Le cépage Cabernet Franc est utilisé à 100%.Mon histoire :Porté par l'élan familial, je rentre dans les écoles de viticulture en 1992 pour en sortir en 1998 un BTS en poche. Je n'ai pas voulu revenir travailler à Chinon trop tôt, je voulais voir du pays. J'ai pris en 1999 la direction d'un Domaine viticole de 30 Ha dans le Minervois ou j'ai appris à travailler la grande Syrah, le Grenache, les vieux Carignan, le capricieux Merlot et le compliqué Mourvèdre. Je quitte le sud de la France deux ans plus tard pour aller faire une saison de 6 mois au Chili dans la vallée de Maipo en compagnie de mon petit frère qui y est installé comme œnologue. C'est au Chili que j'ai pris la décision de revenir travailler au domaine familial, mais je voulais voir le monde. Je reviens en France en 2002 pour travailler le cabernet franc à Saumur-Champigny au Domaine de la Perruche comme responsable de cave. Le monde c'est aussi nos voisins, puis l'expérience du Cabernet Franc dans une appellation voisine de Chinon me paraissait très bonne.L'aventure prend fin deux ans plus tard et je pars pour l'Oregon vinifier dans la Williamette Valley pour Adelsheim Winery et Shea Vineyard. J'ai découvert le travail des vins à l'anglo-saxonne, des essais sans limite, des vignerons décomplexés, une approche qualitative pointue du vin mais très simple en même temps, avec une liberté de langage qui manque à nos vignerons Français. Je poursuis l'aventure la même année par une vinification en Australie dans la Hunter Valley au domaine Brokenwood. Là, les vins sont riches, chauds et larges à la dimension du continent, je commence à comprendre la notion de diversité des vins du monde. Chaque vin ressemble à un lieu et à un ou plusieurs hommes. Trois ans plus tard je descends en Nouvelle-Zélande pour travailler le pinot noir dans la Waipara Valley avec Pegasus-Bay Wines. Là, même constat, les vins sont marqués par le lieu et les hommes, la vision du vin est simple, pragmatique et décomplexée. Dans cette dernière période je prends conscience de ma chance, la Famille Grosbois possède un joli petit vignoble à Chinon.À la fin des vendanges je quitte la Nouvelle-Zélande pour rentrer en France avec la ferme conviction que nous pouvons produire de beaux vins un petit peu partout dans le monde et bien sûr aussi à Chinon.En mai 2005 j'ai 29 ans, je propose à mes parents de revenir travailler avec eux à Chinon, là ils me font confiance et me laissent travailler comme je l'entends.C'est parti pour de bon.Méthode de travail :Millésime 2005, je commence par la maitrise des rendements, l'objectif est de produire 35 hectolitres par hectare, le résultat est très encourageant.Millésime 2006, nous stoppons les désherbages et travaillons les sols. Les vendanges en vert sont toujours nécessaire pour maîtriser la qualité, je commence à comprendre l'équilibre des différentes parcelles et adapte les rendements à la vigueur.Pour produire de grands raisins donc un grand vin il faut au vigneron écouter sa vigne avec les yeux et lui parler avec ses mains.Millésime 2007, encouragé par les bons résultats nous stoppons les traitements chimiques.Parce que lui parler avec les mains cela veut dire qu'il faut travailler physiquement le végétal, à mon sens, si nous trouvons le parfait équilibre de nos vignes, elles se nourrissent mieux, elles sont donc moins fragiles produisent donc meilleur, etc.Millésime 2008, soutenu par mes parents et une bande de jeunes vignerons de Loire je vendange à la main, la différence est spectaculaire, le résultat à la hauteur du travail.Millésime 2009, je me sens de plus en plus à l’aise sur le domaine, les vins sont appréciés et pour aller un petit peu plus loin dans la compréhension des vignes je souhaite travailler sous le label Demeter.
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